Feuille d'information N°6 / Décembre 1998

LES AMIS DE GÉRICAULT

LES MONOMANES : UNE HISTOIRE DE FOU ?

Cinq toiles de Géricault, retrouvées roulées dans un grenier de Bade en 1863, excitent, du fait de leur histoire mystérieuse, une curiosité singulière. On les appelle couramment les Monomanes, sans pourtant s'étonner de cette dénomination posthume et par : suite problématique...

Pourtant une attention particulière portée à ce titre générique invite, non seulement à en interroger les sources, mais surtout à replacer ces œuvres au sein d'une histoire de la folie, de ses perceptions, et plus spécifiquement de ses représen-tations.

La lecture de ces toiles est souvent cherchée dans l'intention, encore incertaine, qui a pu présider à leur exécution.

Louis Viardot laisse ouverte la question : « Géricault visitait souvent [Georget] à l'hôpital, et soit sur le désir manifesté par le Docteur Georget, soit pour sa propre satisfaction d'artiste, il peignit jusqu'à dix portraits de fous » !

L'idée que ces toiles aient pu être exécutées sans intention psychiatrique est bien suggérée dans ce premier commentaire écrit ; sans pourtant que Viardot y accorde le moindre crédit...

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