Feuille d'information N°2 / Octobre 1996

LES AMIS DE GÉRICAULT

THÉODORE GÉRICAULT, EMBLÈME IDÉAL ET RADICAL DES RÉPUBLICAINS DE 1830

Peu avant sa mort, en 1824, Géricault envisageait d'écrire un traité sur l'art français, dont il n'achèvera que la préface. Les fragments subsistants du manuscrit - alors dans les mains de Feuillet de Conches (l'original, de nos jours, n'est plus localisé) - furent publiés pour la première fois en 1867 par Charles Clément.

Pourtant, la dernière section où Géricault attaquait très sévèrement et spécifiquement l'influence néfaste des méthodes d'enseignement de l'Académie sur les jeunes talents artistiques fut publiée deux fois au début des années 1830.

Vers la fin de 1832, ce manuscrit parut sans commentaire comme « Premier extrait du manuscrit de Géricault » dans le périodique artistique La Liberté, de tendance radicale et de vie éphémère.

Il venait étayer le discours musclé d'un article éloquent de Jeanron, dont le titre vaut à lui seul manifeste : « De l'anarchie dans les arts». Jeanron y critiquait sans ménagement l'École des Beaux-Arts et son annexe : l'École de Rome (la Villa Médicis).

...

La suite de l'article en PDF ci-dessous