Feuille d'information N°10 / Décembre 2000
LES AMIS DE GÉRICAULT
LES CASTRATS SOUS LA RESTAURATION : SIGNE, INDICE OU SYMBOLE ?
La figure du castrat semble avoir fasciné les artistes des années 1810-1830. Les biographies de musiciens ou les chroniques musicales de Stendhal, par exemple, régulièrement rédigées entre 1821 et 1827, ne cessent de décrire avec mélancolie un art du chant dont les tout derniers représentants inscrivent la référence sur le mode de la nostalgie.
Texte après texte, l'auteur d'Armance (1827) - récit d'une impuis-sance, amoureuse et politique, rend hommage à «la délicieuse voix » de Giovanni Battista Velluti (1780-1861) et aux « sensations angéliques » qu'on lui doit.
À propos de son interprétation de la romance de l'Isolina, de Morlacchi (1784-1841), Stendhal résume le propos, mêlant préjugés nationalistes et subjectivité esthétique, pour insister sur la nature désormais fondamentalement anachronique et intempestive de cette émission vocale :
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